
Retour sur la fin des cigarettes électroniques jetables
Depuis le 26 février 2025, les puffs jetables ont disparu des rayons français. Avec ou sans nicotine, elles ne peuvent plus être vendues. Que dit exactement la loi, pourquoi a-t-elle été votée, et vers quoi se tournent aujourd’hui les anciens utilisateurs ? On fait le point.
Ce que dit la loi du 24 février 2025
La loi n° 2025-175 du 24 février 2025 interdit les dispositifs de vapotage à usage unique. Elle est entrée en vigueur le 26 février 2025, au lendemain de sa publication au Journal officiel.
Sont concernés tous les produits préremplis et non rechargeables, c’est-à-dire les puffs au sens classique. L’interdiction vaut avec ou sans nicotine : une puff « 0 mg » n’y échappe pas.
Le texte interdit la fabrication, la vente, la distribution, l’offre gratuite et la détention en vue de la vente. Un commerçant qui en propose encore s’expose à une amende pouvant atteindre 100 000 €, portée à 200 000 € en cas de récidive, selon Service-Public. Le simple fait d’en posséder une pour soi n’est pas visé.
Pourquoi les puffs ont été interdites
Deux raisons ont porté le texte : l’attrait des puffs pour les plus jeunes et le volume de déchets qu’elles génèrent.
Les jeunes d’abord. Couleurs vives, arômes bonbon, petit prix, format de poche : les puffs ont rapidement séduit les adolescents. Les parlementaires y ont vu une porte d’entrée vers le vapotage pour un public qui n’aurait jamais dû y avoir accès.
Les déchets ensuite. Une puff, c’est un boîtier plastique, une batterie au lithium et un circuit électronique jetés après quelques jours. Très peu étaient rapportées en point de collecte, et beaucoup finissaient dans les poubelles classiques ou dans la rue, avec des batteries impossibles à réutiliser.
Ce qui a remplacé les puffs : le pod rechargeable
La plupart des anciens utilisateurs de puffs se sont reportés sur le pod rechargeable. C’est un petit appareil de format comparable, mais dont on recharge la batterie par USB-C et dont on remplit le réservoir soi-même.
Le principe est simple : on remplit la cartouche avec un e-liquide de son choix, on la change quand la résistance s’use, et on garde le même appareil pendant des mois. Pour ceux qui vapotaient des puffs « 0 mg », il existe des e-liquides sans nicotine en base végétale, qui permettent de garder le geste et les saveurs sans nicotine.
Côté règles, rien ne change pour les liquides : en Europe, le réservoir d’un appareil est limité à 2 ml et les flacons de liquide nicotiné à 10 ml. Les liquides sans nicotine peuvent être vendus en plus grands formats.
Les points à vérifier avant de passer au pod
Cinq critères suffisent pour choisir un pod qui se rapproche de l’expérience d’une puff.
- Le tirage. Une puff se déclenche à l’aspiration, sans bouton. Beaucoup de pods fonctionnent de la même façon, ce qui facilite la transition.
- Le taux de nicotine. Il va de 0 mg à 20 mg/ml. Il se choisit au moment d’acheter le liquide, indépendamment de l’appareil.
- La base du liquide. La plupart des liquides utilisent du propylène glycol d’origine pétrochimique. Certains fabricants proposent une base d’origine végétale : l’information figure sur l’étiquette ou la fiche produit.
- Les résistances ou cartouches. Ce sont les seules pièces à remplacer régulièrement. Mieux vaut vérifier qu’elles sont faciles à trouver avant d’acheter l’appareil.
- La recharge. Un port USB-C et une batterie qui tient la journée évitent les mauvaises surprises.
En résumé
La puff jetable n’a plus sa place en France depuis février 2025, y compris en version sans nicotine. Le pod rechargeable a pris le relais : même format de poche, mais un appareil qui dure et un liquide qu’on choisit soi-même, nicotine comprise ou non.
Pour les anciens usagers de puffs, le changement tient surtout à une nouvelle habitude : remplir son réservoir et recharger sa batterie. En contrepartie, on jette beaucoup moins, ce qui était justement l’un des objectifs de la loi.
